Une institution? Non une coutume. Il est d'usage entre les fêtes de Noël et du jour de l'an de faire la pose.
Mais d'où cela vient-il?
Après la chute du second empire, la Chambre des députés était divisée entre monarchistes, bonapartistes et républicains. De quoi susciter de vifs débats voire de vigoureuses empoignades. En décembre 1874, d’un commun accord, tous les groupes de la Chambre jugèrent que l'époque du renouvellement de l'année était peu propice à des débats disons sereins. Il y avait là au moins un point d'accord! Comme en ces fins d'années les marchands et fabricants de confiseries tiennent sinon la dragée haute, du moins le haut du pavé, la presse titre humoristiquement sur la " Trêve des confiseurs".
L'expression est reprise par la bourse pour sa pose de fin d'année et par l'arrêt des matches de foot.
Et comme on parle de trêves, si nous remontions dans le temps ? Le roi St-Louis avait imposé vers 1245 la "Trêve de Dieu". Les combats devaient s'arrêter de l’Avent à Noël et du Carême et Pâques. Ensuite on pouvait remettre ça de bon cœur plein d’ardeurs et courages. Plus près de nous, pendant la Première Guerre mondiale, on parle de trêve de Noël.



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