Le BLOG de l'association ALPHA (Action Londaise pour le Patrimoine l'Histoire et l'Archéologie)
vendredi 5 avril 2024
“Paris 1874”
vendredi 8 décembre 2023
vendredi 6 octobre 2023
Une exposition à voir
Au musée de l'Annonciade à ST Tropez et jusqu'au 14 novembre, une exposition qui porte sur la mise en valeur d’un des artistes majeurs du néo-impressionnisme, Henri-Edmond Cross, afin de montrer l’aspect pionnier de son art qui a ouvert la voie au fauvisme et à l’abstraction.
Si ce mouvement pictural est prisé du public grâce aux expositions qui lui ont été consacrées ces dernières années, l’ambition est de faire la démonstration d’un propos cohérent avec le lieu, le territoire.
Le projet se focalise sur les œuvres directement inspirées par les paysages varois. Car Cross est un des premiers peintres du Nord à s’installer dans le Var en 1891. Dès lors, émerveillé par les panoramas qui l’entourent, il devient le chantre de la lumière et des couleurs.
On a pu dire que son talent consistait à « peindre en vers ».
Henri-Edmond Cross (1856- 1910) de son vrai nom Delacroix. On peut aisément imaginer les raisons qui lui ont fait transformer son patronyme pour son nom d'artiste.
Né à Douai il décède Au Lavandou.
mardi 7 février 2023
Peinture sociale
Le
musée des Beaux Arts de Pau, qui possède une très belle collection
dont le "Judith et Holopherne" d'Horace Vernet présente
également au public un tableau signé Jules Adler: "La Grève
au Creusot, 1899".
On
ne manquera pas de faire le lien avec l'usine Schneider des
Bormettes. L'usine du Creusot étant le navire amiral de l'empire
industriel de la famille Schneider.
Jules
Adler (1863- 1952) dit " le peintre des humbles" est
rattaché au courant artistique "naturaliste", très
important à la fin du XIXe dont le "pape" en littérature
sera Émile Zola et était représenté dans pratiquement tous les
arts. Le naturalisme épousait principalement à la cause sociale, et
s'intéressait à la misère ouvrière de l'époque. Le naturalisme
inspirera le "vérisme" en Italie, qui s'est
particulièrement illustré dans l'opéra.
Très
engagé, Adler prendra fait et cause activement pour le Capitaine
Dreyfus. Il crée également une cantine et un vestiaire d'aide aux
artistes. En mars 1944 il est arrêté sur dénonciation et échappe
de peu à la déportation.
Le
29 mai 1899, une grève éclate aux ateliers de construction et à la
grande forge. Le lendemain 30 mai, elle s'étend à l'ensemble de
l'usine. 9 000 ouvriers débrayent, réclamant une augmentation
générale des salaires et "plus d'égards de la part des
chefs". Le 31 mai est créé le Syndicat des Ouvriers
Métallurgistes du Creusot et dépendances (SOM). Le soir même, il
enregistre 6 000 adhésions. Le Creusot est occupé
militairement. Le 2 juin, après avoir échoué à faire rouvrir les
usines, Eugène Schneider cède à l'essentiel des revendications,
mais refuse de reconnaître le syndicat. Les ouvriers reprennent le
travail.
C'est
cet épisode de la lutte sociale que représente ici Jules Adler. Ce
tableau fera date, et les critiques et historiens d'arts ne
manqueront pas de comparer cette œuvre avec celle de Delacroix, La
liberté guidant le peuple dont elle semble s'inspirer si ce n'est
dans la composition, du moins dans l'esprit.
vendredi 9 septembre 2022
La peinture au service de la mémoire
La toile reproduite ci-dessous fait partie des collections de la Ville d'Hyères et est exposée au musée de la Banque. Nous la devons au peintre Vincent Courdouan. Cet artiste né en 1810 à Toulon et décédé dans cette même ville en 1893 fut à son époque un paysagiste de renom et nommé peintre officiel de la marine à l'âge de 39 ans. Une consécration en même temps que l'assurance pour lui d'un confort matériel, ce qui n'est pas négligeable pour un artiste.
La vue représente le site de Argentière que chacun reconnaîtra et date de 1882. Elle est réalisée en format marine. On y voit sur la gauche le château Horace Vernet puis s'étendant vers la droite la rade avec successivement, la pointe de l'Argentière puis vraisemblablement le cap de Léoube à moins que ce ne soit le cap de Brégançon ce qui est moins probable. En arrière plan on distingue les îles. Au premier plan des roches qui pourraient appartenir au pic St George et ensuite une étendue plate de couleur ocre sans aucun doute des cultures puisque le peintre y a déposé des paysans au travail avec des animaux (des bœufs?) et plus loin ce qui ressemble à des prairies, juste avant les bouquets d'arbres qui les séparent de la mer. Comme nous sommes en 1882 les transformations du château faites par Victor Roux n'apparaissent pas.
Aujourd'hui
la végétation et les constructions ne permettent pas de situer avec
précision le point de
vue, d'autant que le peintre a fort bien pu pour des raisons
artistiques et d'équilibre de la toile, modifier les perspectives et
l'ordonnancement du paysage voire simplifier. Il n'aurait pas été
le premier à le faire.
Néanmoins
ce tableau est un témoignage tout à fait intéressant pour voir
l'évolution du site en 140 ans.
Vincent
Courdouan, dont il était l'ami a peint cette toile, après la mort
d'Horace Vernet, disparu en 1863.
vendredi 8 avril 2022
Horace Vernet: Bataille de Samosierra
Ce document qui relate un moment de l'histoire de la Pologne est immortalisé par Horace Vernet. Le tableau fait partie de la collection du Musée national de Varsovie. Un film court et spectaculaire réalisé à des fins pédagogiques par le musée.
Napoléon Bonaparte conquiert l’Europe. La participation aux guerres napoléoniennes donne aux Polonais l’espoir de vaincre les envahisseurs et de retrouver leur indépendance. Les Polonais, combattant héroïquement et sacrificiellement dans l’armée de Napoléon, acquièrent une renommée immortelle – entre autres grâce à la charge dans les gorges de Somosierra en novembre 1808.
À voir : ici
Presque de l'actualité.
mardi 23 mars 2021
Le jeu des 7 erreurs?
Il est courant en peinture qu'un artiste exécute plusieurs versions d'un même sujet. Ou que des copies d'un tableau soit faites par d'autres. Mais qu'un artiste fasse une copie de sa propre œuvre est moins habituel. Pourtant deux exemples intriguent. Le premier on le doit au Caravage. Les amateurs d'art connaissaient "La Madeleine en extase" dite de Klain. Mais voici qu'en 2015 on découvre une autre Madeleine. Identique à l'autre à quelques détails près et authentifiée tout également. Le mystère reste entier. Qu'est-ce qui a pu pousser le maître à refaire cette toile? D'autant qu'il ne s'agissait pas d'une commande, mais d'un travail personnel.
L'autre exemple nous le devons à Horace Vernet et illustre bien sa personnalité.
Le musée Calvet d'Avignon possède deux tableaux du peintre illustrant la légende de Mazzepa (*) quasiment identiques. Ici l'histoire est moins mystérieuse.
Cette œuvre terminée et prête à être livrée ayant été endommagée par Horace Vernet lui-même dans son atelier, alors qu’il s‘exerçait à l’escrime. Horace Vernet décida d'en réaliser une réplique . L’auteur fit don de l'original (réparé) en 1826 à la Fondation Calvet. La réplique fut acquise postérieurement par la Fondation.
(*) Selon la légende le jeune Mazeppa (1639-1709), un noble ukrainien, alors qu’il était page à la cour du roi polonais Jean II Casimir Vasa, noua une relation amoureuse avec une comtesse mariée à un homme plus âgé. Le mari l'ayant surpris en flagrant délit d'adultère, Mazeppa fut attaché entièrement nu, le corps enduit de goudron, sur le dos d'un cheval sauvage qui l'emporta au fin fond des steppes ukrainiennes où il fût attaqué par une meute de loup.








