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samedi 21 juin 2025

Deux choses qui ont attirées mon attention cette semaine.

 D'abord un film dont l'action se déroule à La Ciotat, "Enzo" qui est programmé dès sa sortie au cinéma "Le Royal" de Toulon mais aussi à Sanary et  bien évidemment à La Ciotat. 

C'est l'histoire d'un ado, Enzo, 16 ans, apprenti maçon. Pressé par son père qui le voyait faire des études supérieures, le jeune homme cherche à échapper au cadre confortable mais étouffant qui est le sien.

C'est le dernier film Laurent Cantet décédé en cours de tournage et terminé par  Robin Campillo qui sera présenté cette année à Cannes dans la "Quinzaine des Cinéastes".

Et puis le dossier intitulé "La première guerre d'Algérie" de la revue "L'Histoire" numéro de juin. Ce dossier qui regarde avec distance cette guerre coloniale, devrait nous rappeler qu'Horace Vernet a 


abondamment documenté cette conquête par ses tableaux dont plusieurs sont reproduits dans le dossier.

Chez votre marchant de journaux.



En marge et qui n'a rien à voir, dans cette même revue, un article sur le Mistral. Marqueur de l'identité provençale ce vent a façonné l'imaginaire de tous et marqué le mode de vie comme les paysages.


vendredi 21 mars 2025

Une page d'histoire ancienne...

... qui fait penser à une autre plus actuelle. 

On dit que l'histoire est un éternel recommencement. C'est sans doute vrai, à ceci près que les choses sont toujours un peu différentes.

En 1831 Horace Vernet peignait une toile de faibles dimensions ( 35 X45 cm) ce qui n'était par courant chez cet artiste coutumier des toiles monumentales.

C'est dans le contexte de la prise de Varsovie par l'armée russe la même année et  la répression qui s'ensuivit que Vernet peignit l'allégorie de " La Pologne vaincue ou le Prométhée polonais".


Horace Vernet montre un jeune officier polonais mort, terrassé par l'aigle du Caucase (qui pourrait aussi bien être un ours), son épée est brisée. Au loin les lueurs d'un incendie et un ciel lourd d'orage de fer et d'acier. "L'ordre règne sur Varsovie" dira-t-on maladroitement.

Rétabli par Napoléon en 1807, un état polonais, d'abord duché, devait se transformer en royaume de Pologne sous la domination de l'empire russe et d'Alexandre Ier, puis de Nicolas Ier. En 1825, encouragés par la révolution de 1830 à Paris, les patriotes polonais se levèrent contre l'occupant russe. Le Tsar envoya une armée forte de 100 000 hommes pour mater la révolte, qui fut vaincue après plusieurs mois de combats terribles. Cet événement provoqua une vive émotion et une vague d'indignation à Paris. 


vendredi 7 février 2025

LA MER ET LA MARINE

   La suite de la lecture de LA MER ET LA MARINE de Maxime Petit (voir ci-dessus) devait nous réserver une autre surprise, la rencontre avec un peintre toulonnais bien connu de nous, et qui illustre comme on va le voir notre petit coin de terre : Vincent Courdouan.

                                                   Courdouan le château Horace Vernet. Aux Bormettes


    " Le 14 janvier 1885, un nouveau paquebot, l'Océanien, capitaine Didier, lieutenant de vaisseau, est parti pour la Réunion, Maurice, l'Australie, et la Nouvelle-Calédonie.

      Récemment terminé, ce bâtiment, qui est un des plus complets de la flotte des Messageries maritimes, est tout battant neuf et remarquable par le luxe de ses aménagements. Il renferme un salon transversal et un salon de musique qui sont le dernier mot du confort et de l'élégance artistique. [ ... ]

    Quant au salon de musique, il est plus coquet encore. La décoration intérieur est en ébénisterie à plusieurs essences de couleur. Un revêtement en menuiserie encadre les panneaux pleins et les ouvertures. Les tableaux du salon de musique sont signés Courdouan; ils ont pour sujet : Gallopoli (Dardanelles) ; Bords du Rhône (Arles) ; San-Remo ; Rogliasco (golfe de Gènes) ; Bab-el-Oued: Tente arabe ; Ruines d'aqueduc romain à Fréjus ; Torrent du Ponsart,* près d' Hyères ; Plage de la Garonne ; Baie de Port-Méjean ; Clair de lune ; Champ des Pêcheurs à Toulon. "

* Lire Pansard

                                             l'Océanien lancé le 22 juin 1884 à La Ciotat

 En droite ligne de cette approche maritime, Une conférence:




mardi 21 janvier 2025

LA MER ET LA MARINE



C'est un livre qui traîne dans la famille depuis... environ 130 ans. Comment est-il parvenu dans des lieux aussi éloignés de la mer et des préoccupations de gens qui n'avaient jamais vu d'océans et n'en verront jamais pour certains? Il sera impossible de répondre à cette question. 

Toujours est-il que LA MER ET LA MARINE d'un certain Maxime Petit publié en 1889 aux éditions Hachette est en ma possession. Je vous en livre aujourd'hui un extrait, introduction du chapitre qui traite des naufrages et qui s'appuie sur un tableau signé Joseph Vernet (1714 - 1789), le grand-père d'Horace.

On verra par ce texte les dangers encourus par les marins jusqu'à la fin du XIX siècle où la marine à voile et en bois dominait encore sur l'ensemble des mers, qu'elle soit de guerre ou marchande.

La toile reproduite ici n'est vraisemblablement pas celle décrite ci-dessous, mais une d'elles parmi les très nombreuses scènes de naufrages peintes par Joseph Vernet.

 

    "Joseph Vernet, dans un tableau d'une touche vive et ferme, où il a déployé en quelque sorte toute la poésie de son pinceau, s'est élevé jusqu’au dernier degré de l'horreur tragique. Ce tableau, qui date de 1763 est aujourd’hui au musée du Louvre: il représente un naufrage. La pluie tombe avec violence. Un vent terrible soulève les flots furieux. Les rayons du soleil, réfléchis par la nappe liquide, éclairent, éclairent au loin les montagnes qui bordent la vue. Contre un récif à fleur d'eau, un navire se brise, dont l'équipage essaye de se sauver en gravissant le roc, cause du sinistre. Quelques marins, pressés dans une chaloupe, veulent aborder le rivage, d'où un groupe de riverains leur jette des cordes. Le flot, chaque fois qu'il recule, déjoue les efforts des uns et des autres et, tombant sur l'arrière du navire, menace sans cesse de l'engloutir. Sous la voûte que forme la montagne, une femme éplorée adresse au ciel une prière muette, tandis que la mer bouillonnante se découvre jusqu'à l'exrême horizon avec des tons noirâtres.

    Ce tableau est un des chef-d'œuvre de Vernet. Il brille au premier rang parmi ces toiles nombreuses où tant de peintres remarquables ont représenté le mouvement tumultueux des eaux, le spectacle horriblement beau des mers bouleversées, des esquifs qui chavirent, qui capotent, qui sombrent ou qui viennent à sancir.* 

    C'est en effet bien digne de tenter l'artiste que la représentation des naufrages, ces accidents de mer aux causes variées, aux circonstances multiples, aux conséquences souvent affreuses. Tantôt le navire périt par suite de voies d'eau; tantôt il est victime des orages, des trombes, des cyclones, des tornados, des ouragans, des rafales ou des bourrasques; tantôt des tremblements sous-marins surviennent, qui l'engloutissent. D'autres fois il doit sa perte aux courants, aux barres de fond, aux mascarets, aux raz de marée, ou il sombre à la suite d'un incendie, d'une explosion. Approche-t-il des côtes, il court le risque de se briser contre les récifs comme dans le tableau de Joseph Vernet. Aujourd’hui il se heurte contre un autre navire, contre un corps flottant quelconque, contre des épaves, contre des glaces (s'il est dans les régions polaires) ; demain le brouillard ou l'obscurité voile la lumière des phares, et c'en est fait de lui s'il est commandé par un capitaine malhabile. Tout cela est profondément triste, mais la science s'en est émue: le jour est proche où ses calculs et ses prévisions, en même temps que le perfectionnement des constructions navales, rendront les naufrages de moins en moins fréquents. (...) 

* Sancir: En parlant d'un navire, couler bas en plongeant d'abord son avant.  (Littré)


vendredi 23 août 2024

Les enfants du Levant


Tout est dans tout, et rien n'est par hasard. 

En poursuivant des recherches sur le peintre Horace Vernet, un nom se fait jour, Pourtalès ou portalès comme on voudra. Le comte James-Alexandre de Pourtalès, ou Jacques-Alexandre de Pourtalès comme également on voudra, c'est la même personne. Ce riche banquier suisse,  protestant à l'implantation internationale et aux multiples passeports est un "client" d' Horace Vernet mais aussi de son gendre Paul Delaroche.  Soit! C'est là que la mémoire a un rôle à jouer. J'avais déjà rencontré ce nom. Laissons la roue tourner. Elle s'arrête net sur une lecture  déjà ancienne qui avait fait l'objet d'un signalement ici même: Les Enfants du Levant de Claude Gritty. 


Voir; 
https://www.blogger.com/blog/post/edit/1899153596320811241/6669671289633272717 

Mais si nous étions bien en famille, il ne s'agissait pas de ce Portalès là! Mais alors qui était-il? fils, neveux, petit-fils de James-Alexandre ? Extrêmement difficile de s'y retrouver dans l'arbre généalogique des Portalès. 

Ultime ressource Wikipedia! Examinons la fiche d'Henri faut de mieux.
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Le 6 août 1857, un citoyen suisse, le comte Henri de Pourtalès achète l'île du levant à Melchior de Grivel. Le 8 janvier 1861, il est autorisé à y créer une colonie pénitentiaire. Ces lieux sont destinés aux jeunes détenus condamnés à un emprisonnement de plus de six mois et qui n'excède pas deux ans ainsi que les acquittés ayant agi sans discernement, mais non remis à leurs parents. Toujours selon la loi, ces mineurs sont « élevés en commun, sous une discipline sévère, et appliqués aux travaux de l'agriculture, ainsi qu'aux principales industries qui s'y rattachent. Il est pourvu à leur instruction élémentaire. » L’idée du législateur en créant les colonies pénitentiaires est de rééduquer les jeunes délinquants, pour la grande majorité coupables de mendicité ou de vagabondage donc issus de milieux pauvres voire sans parents, par des travaux agricoles dans un cadre régi par des règles sociales et religieuses. Ainsi, la colonie agricole pénitentiaire de sainte Anne nait. Les 148 premiers détenus arrivent le 23 mars 1861 et cette main d'œuvre gratuite atteint presque trois cents individus le 28 septembre 1866. L'agriculture est orientée vers la viticulture, avec un vignoble de 40 ha — vin du Titan —, et la fabrication de pipes de bruyère. Ceci suppose d'arracher des souches de bruyère, d'ébarber des racines, de débiter des ébauchons et enfin de lustrer les pipes sur des tourets à polir. Ces tâches s'effectuent dans des conditions de vie difficiles dues à une nourriture frugale, des vêtements en haillon, une hygiène approximative sur un fond de brimades constantes. Des tentatives d'évasion ont lieu ainsi qu'au moins cinq révoltes.



Le 2 octobre 1866, éclate une révolte tragique au cours de laquelle treize enfants sont brulés vifs. Ceci se déroule quatre jours après l'arrivée de 65 nouveaux en provenance de la colonie horticole de saint Antoine proche d'Ajaccio. Cet établissement, qui vient de fermer, est la colonie correctionnelle destinée aux insoumis des colonies agricoles. Cet apport représente un accroissement soudain de 23 % des 283 résidents préalables202. Dès leur arrivée de nombreux « Corses » refusent de travailler. Dans cette ambiance, prenant pour prétexte une mauvaise nourriture, une nuit, après l’extinction des feux, avec force cris les dortoirs sont saccagés. Puis les geôles où se trouvent des camarades punis sont ouvertes. Ensuite les magasins de vivres sont pillés et les révoltés, munis de pioches et de couteaux, s'enivrent. Finalement treize présumés « espiesap » (mouchardsao) sont enfermés dans l'un des magasins auquel est mis le feu. L'ensemble se déroule alors que les gardiens, pourtant armés de sabres et de fusils, et autres adultes n'osent pas intervenir hormis le gardien du sémaphore qui, poussé dans une tranchée, a une jambe cassée et assiste impuissant au drame. Le 4 octobre, acheminés par la gabare à vapeur RobusteI, le sous-préfet, le procureur impérial, un juge d'instruction et le capitaine de gendarmerie à la tête de 14 gendarmes appartenant à deux brigades de gendarmerie ainsi que 70 hommes de troupes de ligne d'une section d'infanterie coloniale arrivent et l'ordre est rétabli. Le procès en assises de seize participants est très largement retranscrit dans la presse nationale et anglo-saxonne à partir des données fournies in extenso par Le Droit et la Gazette des tribunaux. Il en résulte quatre condamnations à des travaux forcés à perpétuité, dix peines de détention allant de 3 à 10 ans et deux acquittements.


La colonie pénitentiaire est évacuée le 23 novembre. Pendant cette période, quatre-vingt-dix-neuf détenus de 10 à 20 ans, soit un peu plus de 9 % des 1 057 détenus, sont morts sur l'île. 
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Depuis 1994, se trouve dans le cimetière une stèle surmontée d'une croix portant sur ses quatre faces le nom des décédés d'alors.

La boucle est fermée! Le banquier suisse, protestant, et un brin esclavagiste on dira aussi peu scrupuleux, s'en tire sinon avec les honneurs, du moins sans y laisser trop de plumes. Dormez tranquille, l'empereur veille disait-on à l'époque! C'était le Second Empire. Une époque où l'argent tenait lieux de morale. Tiens tiens!


En 2021 un opéra poignant est monté, dédié au jeune public et interprété par le chœur d’enfants de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon avec un livret de Christian Eymeryet et sous la direction musicale de Karine Locatelli.

Extrait: 

https://www.bing.com/videos/riverview/relatedvideo?q=les+enfants+du+levant&mid=ED7485316114FEA67214ED7485316114FEA67214&FORM=VIRE


mardi 4 juin 2024

Note de lecture


                                                          

HORACE VERNET 

Catalogue de l'exposition Horace Vernet à Versailles - 14 novembre 2023, 17 mars 2024114 NOVEMBRE 2023 - 17 MARS 20244 NOVEMBRE 2023 - 17 MARS 2024

Edit FATON 2023

147 pages 54 €

Une fois n'est pas coutume, mais devrait faire école. Cet ouvrage publié sous l'égide du Domaine national de Versailles est une véritable somme sur l'œuvre et la vie du peintre. Richement illustré, des textes de très grande qualité élaborés sous la direction de Valérie Bajou conservateur général du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, avec une pléiade d'auteurs. Textes de grande qualité, mais tout à fait accessible pour un public non spécialisé. Un livre indispensable pour qui a quelques curiosités sur l'artiste londais d'adoption d'autant plus qu'aucune étude d'importance n'avait été réalisée sur l'artiste à ce jour.
L'exposition comme son catalogue ne font pas l'économie de l'étude critique. En effet si Vernet est passé de l'adulation à l'exécration, des cimaises aux enfers de l'art et à l'oubli presque complet, c'est en raison d'une part des jalousies que suscitaient en son temps sa trop grande réussite picturale et sociale, puis plus tardivement et jusqu'à aujourd'hui le fait qu'il fut le chantre de la colonisation. Tout cela est évoqué bien entendu avec la distance que savent mettre les historiens d'art au regard des passions du temps.
C'est le livre qui faisait défaut.


Alpha et l'Alphagramme ont consacrés à de nombreuses reprises des sujets sur le peintre. Voir dans la colonne mots-clefs la rubrique Horace Vernet, et l'ouvrage "Un château en Provence, Le château Horace Vernet"



vendredi 15 mars 2024

HORACE VERNET, QUOI DE NEUF?

 

L'exposition Horace Vernet qui se déroule à Versailles s'achève. Il ne pouvait y avoir meilleur lieu pour cette rétrospective, les œuvres les plus importantes sinon les plus impressionnantes du peintre y sont exposées et intransportables au vu de leurs dimensions. On se souvient de l'exposition du MUCEM sur Abdelkader où la prise de la Smalah faisait défaut et avait dû être représentée par une projection de très grande qualité pédagogique par d'ailleurs. 

21 x 6 m excusez du peu! Çà ne se prend pas sous le bras. L'exposition versaillaise  présentait 400 œuvres de cet artiste prolifique. Toiles bien sûr, mais aussi lithographies, caricatures, dessins de mode et de façon très émouvante la palette du peintre. Plus quelques sculptures d'autres artistes le représentant, dont une équestre surprenante, grandeur nature pinceau et palette à la main...

 


Nous ne reviendrons pas sur la vie de l'artiste, ni sur la place qu'il a occupé dans l'art du XIX eme siècle, Nous en avons abondamment parlé dans ces pages et à l'occasion de conférences ou dans les ouvrages édités par ALPHA, mais il nous faut nous attarder sur la maîtrise de la main du maître et sur sa sensibilité. Deux toiles sont particulièrement remarquables sous cet angle, "Edith retrouvant le corps d’Harold" (1) et "Le Choléra à Toulon à bord de la Mélpomène " issue des collections Musée des Beaux-arts de Marseille. 

Loin de la froideur et de la désincarnation que lui reprochait Baudelaire et ses détracteurs, on trouve ici la preuve d'une humanité et un sens de la compassion. Dans le premier on voit la stupéfaction et la souffrance à venir une fois passé le choc de la découverte du corps d'Harold dans le regard d'Edith. 



Tandis que dans le second c'est encore toute l'humanité des hommes qui est retranscrite ici à travers le trio constitué par le jeune mousse blafard, les yeux révulsés et proche d'une agonie, de l'homme à casquette, sans doute le "bosco", qui l'accompagne de façon paternelle et semble interroger le médecin qui prend le pouls du malade et dont le regard signe son impuissance devant la maladie. 



Qui osera dire qu'il n'y a pas une très grande sensibilité. Nous sommes à des années lumières des scènes de batailles, des peintures d'histoire et illustrations des gloires militaires qui ont fait la réputation de Vernet et il faut le dire le rejet.

Nous sommes à Versailles dans la troisième rétrospective depuis la mort du peintre en 1863, et celle-ci n'échappe pas aux critiques des contemporains. Dans la première au tournant du siècle il était reproché à Vernet sa facilité, sa légèreté, on peut dire aussi son dilettantisme. Nous savons qu'il n'en était rien. Dans la seconde rétrospective, à l'école des Beaux-arts de Paris au début des années 60 alors que la "mode" était à l'abstraction et au rejet d'une peinture trop figurative voire de la peinture tout court au profit des "installations et des vidéos". Peinture qualifiée parfois même de "pompiers" en référence à certains peintres des dernières décennies du XIX eme qui n'avaient pas su ou pas pu prendre le tournant de la modernité incarnée par les impressionnistes et poursuivaient une carrière sanctifiée par une bourgeoisie conservatrice et triomphante. Alors qu'en est-il de cette exposition au XXI eme siècle? Et bien il fallait s'y attendre. La critique est toujours en phase avec l'époque qui la porte. Cette fois ce sont des voix qui s'élèvent pour fustiger le contempteur de la colonisation. Ce n'est pas entièrement faux, mais ce qui l'est par contre, c'est cette manière constante de juger les choses et les gens à l'aune du présent et de la pensée contemporaine. Enfin pour clore cette polémique aussi stérile qu'inutile, rappelons qu'une commémoration ou une rétrospective n'est pas là pour attribuer des bonnes ou des mauvaises notes mais pour montrer les choses d'une époque dans le contexte d'une époque en faisant abstraction de tous regard contemporain. 

(1) Une œuvre inspirée d'un épisode de la bataille d'Hastings.

Le tableau du musée Thomas Henry à Cherbourg, Edith retrouvant le corps d’Harold après la bataille d’Hastings peint par Horace Vernet en 1828 s’inspire d’un épisode de la bataille d’Hastings, tel que raconté par l’historien romantique Augustin Thierry dans L’Histoire de la conquête de l’Angleterre par les Normands (1825). Au lendemain de la bataille d’Hastings (1066), qui a vu triompher les armées de Guillaume le Conquérant, des moines de l’abbaye de Waltham se mettent en quête de la dépouille du roi saxon Harold, tué d’une flèche dans l’œil, pour lui donner une sépulture décente. Après de vaines recherches, ils requièrent l’aide de la maîtresse d’Harold, Édith, surnommée « la belle au cou de cygne ». Vernet représente l’instant, intensément dramatique, où Edith reconnaît le corps de son amant mort.

Enfin voici un article paru dans le magazine "L'HISTOIRE" à propos de l'exposition.
C'est une excellente analyse, à quelques réserves près sur des détails biographique de Horace Vernet, mais ce n'est pas vraiment le plus important.


NDLR: Melle Mars était la voisine car son l'hôtel particulier était contigu de celui de Vernet au pied de la colline de Montmartre à Paris


mardi 20 février 2024

Var matin

 Le quotidien varois revient dans son édition du 12 février sur le château Horace Vernet et sur les manifestations organisées en 2023 et 2024. Juste un regret, aucune mention des participations et travaux effectués par ALPHA. Un oubli sans doute!

Fac-similé:





vendredi 16 février 2024

Conférence du cycle Horace Vernet - André et Gaudensi Allar


Vendredi 23 février 2024 à 18h à la Maison des Associations de La Londe. Elle aura pour titre:

La manufacture Loebnitz et la céramique architecturale


                            


et sera donnée par:  

Sylvain PINTA Conservateur, responsable des collections céramiques et chargé des collections du XIXè et XXè siècles au MUDO (Musée de Beauvais)



vendredi 2 février 2024

Conférence du cycle Horace Vernet - André et Gaudensi Allar





Vendredi 9 février 2024 à 18h à la Maison des Associations de La Londe. Elle aura pour titre:

Vie et oeuvre du sculpteur André Allar

et sera donnée par:  Laurent NOET  Docteur en histoire de l’art 

Auteur de l’ouvrage "Vie et oeuvre du sculpteur André Allar" Les frères André et Gaudensi Allar, de Toulon à La Londe les Maures


vendredi 19 janvier 2024

Conférence du cycle Horace Vernet - André et Gaudensi Allar


Vendredi 26 janvier 2024 à 18h à la Maison des Associations de La Londe. 

Elle aura pour titre:

Victor Roux (1819-1893) de Marseille aux Bormettes, le destin étonnant d’un self made man dans la seconde moitié du XIXè siècle



et sera donnée par:  Rémy KERTENIAN 

Directeur des Affaires culturelles de la Ville de Toulon Académicien en charge de la commission des Beaux-Arts à l’Académie du Var 

Spécialiste de l’architecture privée du XIXe siècle


dimanche 10 décembre 2023

Conférence du cycle Horace Vernet - André et Gaudensi Allar

 

                                       

La 2eme conférence du cycle Horace Vernet -  André et Gaudensi Allar se tiendra le vendredi 15 décembre 2023 à 18h Maison des Associations, donnée par: 

Brigitte GAILLARD Conservatrice en chef des Musées de Toulon. 
Directrice de publication "L'Algérie et l'Egypte, Vincent Courdouan et ses contemporains provençaux"

 Elle aura pour titre: 
Vincent Courdouan et les paysages de Provence


vendredi 27 octobre 2023

HORACE VERNET à VERSAILLES

C'est un peu loin, mais si l'occasion se présente..

Le château de Versailles consacre en novembre 2023 une grande rétrospective dédiée au peintre Horace Vernet (1789 - 1863). Intimement lié au Versailles de Louis-Philippe, l’artiste exécute pendant plus de treize ans certaines des plus belles toiles des Galeries historiques. Ainsi, Versailles conserve aujourd’hui la plus grande collection d’œuvres du peintre. Plus de quarante ans après la dernière exposition consacrée à Vernet, cette rétrospective d’environ 200 œuvres sera l’occasion de découvrir de nombreux chefs-d’œuvre inédits, accompagnés d’esquisses et de dessins témoignant de la méthode de travail de l’artiste.

Un grand tableau d’Horace Vernet, restauré pendant la période Covid en 2020.

Édith retrouvant le corps d’Harold après la bataille d’Hastings, gigantesque tableau d’Horace Vernet présenté au musée Thomas-Henry de Cherbourg-en-Cotentin (Manche), va le quitter pour le château de Versailles. Une grande rétrospective de l’œuvre du peintre s’y prépare.

                                Une étude pour le cheval de bataille de Napoléon 1er

Une vidéo: https://www.facebook.com/chateauversailles/videos/images-dun-siecle-le-duc-dorl%C3%A9ans-quitte-le-palais-royal/262047954494333/



 




mardi 28 mars 2023

Musée d'Aquitaine


Cet important musée de Bordeaux outre ses collections permanentes, propose de nombreuses expositions et animations. 



Elle nous convie à une leçon d'histoire autour du célèbre tableau d'Horace Vernet: Louis-Philippe I et les princes ses fils 

Et c'est    ICI






vendredi 9 septembre 2022

La peinture au service de la mémoire

 



La toile reproduite ci-dessous fait partie des collections de la Ville d'Hyères et est exposée au musée de la Banque. Nous la devons au peintre Vincent Courdouan. Cet artiste né en 1810 à Toulon et décédé dans cette même ville en 1893 fut à son époque un paysagiste de renom et nommé peintre officiel de la marine à l'âge de 39 ans. Une consécration en même temps que l'assurance pour lui d'un confort matériel, ce qui n'est pas négligeable pour un artiste.




La vue représente le site de Argentière que chacun reconnaîtra et date de 1882. Elle est réalisée en format marine. On y voit sur la gauche le château Horace Vernet puis s'étendant vers la droite la rade avec successivement, la pointe de l'Argentière puis vraisemblablement le cap de Léoube à moins que ce ne soit le cap de Brégançon ce qui est moins probable. En arrière plan on distingue les îles. Au premier plan des roches qui pourraient appartenir au pic St George et ensuite une étendue plate de couleur ocre sans aucun doute des cultures puisque le peintre y a déposé des paysans au travail avec des animaux (des bœufs?) et plus loin ce qui ressemble à des prairies, juste avant les bouquets d'arbres qui les séparent de la mer. Comme nous sommes en 1882 les transformations du château faites par Victor Roux n'apparaissent pas.

Aujourd'hui la végétation et les constructions ne permettent pas de situer avec précision le point de vue, d'autant que le peintre a fort bien pu pour des raisons artistiques et d'équilibre de la toile, modifier les perspectives et l'ordonnancement du paysage voire simplifier. Il n'aurait pas été le premier à le faire.
Néanmoins ce tableau est un témoignage tout à fait intéressant pour voir l'évolution du site en 140 ans.
Vincent Courdouan, dont il était l'ami a peint cette toile, après la mort d'Horace Vernet, disparu en 1863.

mardi 10 mai 2022

Abd el-Kader au MUCEM



Depuis le 6 avril et jusqu'au 22 août se tient à Marseille au MUCEM une exposition sur ce personnage historique lié à la conquête de l'Algérie et à la constitution de l'identité algérienne. Personnage à dimension politique et morale, parfois controversé. Résistant aux français, il sera vaincu, fait prisonnier, détenu d'abord à Toulon au fort du Mourillon, puis à Pau et enfin à Amboise avant d'être libéré et exhilé à Damas. L'exposition retrace le parcours de ce notable lettré, poète, fils d'un cheik, depuis le débarquement des français à Sidi Ferrouch en 1830 jusqu'à sa mort en 1883. 

Une exposition riche en documents de toutes natures. 250 pièces issues de la Bibliothèque Nationale, du musée de l'Armée et des Archives d'Outre-mer... Manque le fameux tableau d'Horace Vernet "La prise de la Smalah" intransportable de part ses proportions gigantesques, mais compensé par une installation immersive. Font également défaut de nombreux documents présents en Algérie mais qui n'ont pu hélas traverser la Méditerranée.