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mardi 18 août 2026

Posidonies mon cher souci

Le blog ALPHAGRAMME reprend du service après quelques repos estivaux. Cette reprise à lieu sous le signe de la mer, avec un "post" sur la posidonie.
Bonne lecture.



Science post, est un magazine pluridisciplinaire de vulgarisation scientifique par internet. Tenu et mené par une équipe de journalistes scientifiques et de chercheurs
Science post publie des articles dans des domaines variés : biologie, physique, écologie, histoire, médecine, technologies etc.. et une multitude de curiosités.
A consulter régulièrement.

https://sciencepost.fr





Au mois de juin dernier, Science post s’est intéressé aux plages. Nous reproduisons ici cet article qui ne manque pas d’intérêt.

En retirant ces banquettes brunes pour plaire aux touristes, les communes ont littéralement accéléré la disparition de leurs propres plages

Chaque automne, les plages méditerranéennes se couvrent d’un épais matelas de feuilles brunes et froissées. Des tonnes de débris végétaux que l’on appelle banquettes de posidonie. Pendant des décennies, la réaction quasi automatique des communes littorales a été d’envoyer des tractopelles pour faire disparaître ce spectacle jugé peu vendable. Résultat ? Ces mêmes plages perdent désormais plusieurs mètres de sable par saison. Le paradoxe est brutal : en voulant rendre leurs plages plus attractives, les municipalités ont accéléré leur propre disparition.
Un bouclier naturel confondu avec un déchet
La posidonie (Posidonia oceanica) est une plante endémique de la Méditerranée qui pousse entre la surface et 40 mètres de profondeur, formant de vastes herbiers au rôle central dans l’écosystème marin. Ce n’est pas une algue, même si la confusion est quasi universelle chez les baigneurs. Lorsque les feuilles de posidonie meurent, elles se détachent naturellement et sont poussées par les courants jusqu’aux plages. C’est là qu’elles forment ces fameuses banquettes, épaisses, sombres, parfois malodorantes, et perçues comme le signe d’une plage mal entretenue.

Bien que la posidonie soit une plante protégée depuis 1988, il était d’usage pendant de nombreuses années de retirer les banquettes des plages. Cette coutume était une réponse « à des stéréotypes touristiques de la plage de sable blanc, tout fin, avec des cocotiers : plutôt que d’aller aux Antilles, on a essayé de reproduire les Antilles sur le littoral méditerranéen, et donc, on a dénaturé notre paysage littoral. » Le cercle vicieux est alors enclenché : on a pris l’habitude de retirer ces banquettes, une pratique contraire à la loi qui interdit le déplacement de la posidonie depuis 1988. Mais sans banquettes, plus de sable.

Pour compenser ce sable perdu, les communes ont recouru aux rechargements artificiels. Depuis quelques décennies, des milliers de tonnes de sable, souvent un sable de carrière abrasif, sont déversés sur les plages de Provence-Alpes-Côte d’Azur. La gestion des plages avec le retrait des banquettes est une catastrophe écologique, en plus d’être un fardeau économique pour les municipalités côtières. Et un fardeau qui se renouvelle chaque année, puisque ce sable importé, non stabilisé par la posidonie, repart à la mer dès la première tempête.

Ce mélange hétérogène de posidonie broyée et de sable est facilement disloqué et emporté lors des tempêtes, et le sable s’accumule sur le fond de galets pour former des rivières de sable s’étendant de plus en plus vers le large dans les herbiers au fil des années. La dégradation est donc double : la plage rétrécit en surface et les herbiers sous-marins s’étouffent sous les sédiments, affaiblissant encore davantage la protection naturelle à long terme.

Bien que la posidonie soit une plante protégée depuis 1988, il était d’usage pendant de nombreuses années de retirer les banquettes des plages. Cette coutume était une réponse « à des stéréotypes touristiques de la plage de sable blanc, tout fin, avec des cocotiers : plutôt que d’aller aux Antilles, on a essayé de reproduire les Antilles sur le littoral méditerranéen, et donc, on a dénaturé notre paysage littoral. » Le cercle vicieux est alors enclenché : on a pris l’habitude de retirer ces banquettes, une pratique contraire à la loi qui interdit le déplacement de la posidonie depuis 1988. Mais sans banquettes, plus de sable.

Pour compenser ce sable perdu, les communes ont recouru aux rechargements artificiels. Depuis quelques décennies, des milliers de tonnes de sable, souvent un sable de carrière abrasif, ( les grains de sable comme les galets d’origine fluvial ont une granulométrie et des formes différentes de ceux d’origine marine. NDLR) sont déversés sur les plages de Provence-Alpes-Côte d’Azur. La gestion des plages avec le retrait des banquettes est une catastrophe écologique, en plus d’être un fardeau économique pour les municipalités côtières. Et un fardeau qui se renouvelle chaque année, puisque ce sable importé, non stabilisé par la posidonie, repart à la mer dès la première tempête.
Ce mélange hétérogène de posidonie broyée et de sable est facilement disloqué et emporté lors des tempêtes, et le sable s’accumule sur le fond de galets pour former des rivières de sable s’étendant de plus en plus vers le large dans les herbiers au fil des années. La dégradation est donc double : la plage rétrécit en surface et les herbiers sous-marins s’étouffent sous les sédiments, affaiblissant encore davantage la protection naturelle à long terme.

Marseille comme cas d’école, cinq ans trop tard
des couches successives de sable et d’herbes qui créent un barrage naturel à la progression de la mer. Ce dispositif fonctionne sur le même principe qu’une éponge : ce mille-feuille de posidonie retient le sable et freine l’érosion côtière. Cette plante sous-marine, ramassée et bannie des plages marseillaises jusqu’en 2023, est aujourd’hui vue comme une solution. La ville a lancé une expérimentation dite du « mille-feuille » :

Les résultats sont là, et ils sont frappants. Sur la plage du Prophète, plusieurs mètres de sable auraient été récupérés en une seule saison, permettant même de préserver un parking à bateaux menacé par l’érosion. Un plongeur habitué de la Pointe Rouge le résume crûment : « il y a deux ou trois mois, il n’y en avait pas beaucoup et la plage avait réduit d’au moins deux mètres. Les gens trouvent ça sales parce qu’ils pensent que c’est une algue, mais c’est juste la nature. »

La cité phocéenne compte bien « être un cas d’école pour d’autres communes. » L’expérimentation des mille-feuilles se déroule jusqu’en 2027. En parallèle, la Charte d’engagement « Pour des plages de caractère en Méditerranée » propose à tous les maires des communes littorales de s’engager à maintenir les banquettes de posidonie le plus longtemps possible sur leurs plages, idéalement jusqu’à début mai. À ce jour, l’adhésion reste encore marginale au regard du linéaire côtier concerné.
Quand la pédagogie doit compenser des décennies d’erreurs
Le verrou n’est pas technique. Il est culturel. Ces banquettes sont généralement peu appréciées des baigneurs et touristes non informés, qui considèrent cette accumulation comme un signe de mauvais entretien. Convaincre un vacancier que la plage « propre » qu’il cherche est en réalité une plage maltraitée demande un effort de communication que peu de communes ont encore consenti à faire.

Certaines communes du Var ont pourtant ouvert la voie. Le Lavandou s’engage à conserver les banquettes de posidonie en toute saison. Après des années d’expérimentation, la ville a déployé une stratégie renforcée de gestion raisonnée du sable consistant à adapter le nettoyage : le nettoyage manuel est privilégié sur toutes les banquettes, et les agents interviennent quotidiennement pour enlever manuellement les déchets d’origine humaine sans toucher aux posidonies. Un modèle qui prouve qu’il est possible de réconcilier propreté perçue et préservation réelle.

La Stratégie nationale Biodiversité 2030 vise désormais « 100% des herbiers de posidonie de Méditerranée sous protection forte. » Sur le papier, l’ambition est là. Mais la posidonie est une espèce protégée depuis longtemps (1988), sans que la destruction ou la dégradation de ces vastes prairies aient pu être enrayées. L’enjeu n’est donc plus réglementaire : il est dans la capacité des élus locaux à résister à la pression des opérateurs touristiques et à expliquer à leurs administrés que la plage brune et touffue de septembre est la condition de la plage large et ensoleillée de juillet.

mardi 21 avril 2026

Le Garlaban

 



Il est des montagnes mythiques et sacrées. Les dieux grecs avaient le mont Olympe, les japonais le mont Fuji, Les africains le Kilimandjaro et ses neiges. Mais arrêtons là cette énumération. Le Garlaban, modeste mais fière colline calcaire, était la montagne fabuleuse de Marcel Pagnol. Celle qui veillait sur les vacances à la Bastide Neuve et le témoin le l’œuvre de l’écrivain et cinéaste.
Une vidéo nous replonge dans l’univers de l’enfant des garrigues, nous donne envie d’aller y faire un tour. Et c’est ici :

Surles chemins du massif du Garlaban, le décor vivant des livres deMarcel Pagnol – franceinfo

mardi 24 mars 2026

Vous ne la connaissez peut-être pas ?



Une vidéo qui nous parle du dolmen de Gaoutabry. Nous la devons à l’Office de tourisme de La Londe.
On y reconnaîtra la voix du commentaire.

Et c’est ici : https://youtu.be/mJ7__ogk7Yc?si=cPQEK8R51e-yaTkM     


Et puis cette photo insolite :


   Bernard Wolff/ Google maps



mardi 23 décembre 2025

Un petit cadeau de Noël






Ce n’est pas un chant qui célèbre la Nativité, mais l’Amour. Mais n’est-ce pas la même chose ? Et puis par les temps qui courent ce n’est pas inutile.

 


La chanson de Solveig, musique d’Édouard Greig pour la pièce de théâtre du norvégien Ibsen,  Peer Gynt écrite à la fin du XIX e siècle, un drame poétique

Une très belle mélodie merveilleusement interprétée par la soprano norvégienne Marita Solberg.

 Et c'est ici:

https://www.youtube.com/watch?v=R8AD75_sNJM

Bon Noël à tous .

mardi 28 octobre 2025

Archéologie


La Bretagne s'est emparé (à juste titre) de la "celtitude" mais cela a eu pour effet de faire oublier que les celtes se sont répandu dans toute l'Europe et le monde méditerranéen. En particulier en Provence.



C'est ce que nous rappelle le site Provence7.com avec un article certes un peu scolaire, mais qui synthétise bien la présence de ce peuple et ses rapports avec d'autres occupants de la région, les ligures sur une période allant de la fin de l’Age du Bronze (8ème S Av. JC) aux débuts de l'occupation romaine (1er S Av? JC)


Et c'est ici:

https://www.provence7.com/zoom/provence-romaine/celtes-et-ligures-en-provence-700-1-av-j-c/


samedi 30 août 2025

l'histoire



Le numéro de septembre  l'histoire, la revue à laquelle vous êtes abonnés vient de paraitre.

Au sommaire de ce mois, outre les rubriques habituelles **, un dossier sur Marc Bloch, l'historien et résistant, qui entrera en juin prochain au Panthéon.





**     Livres

        Revues

       Bandes dessinées

       Expositions

       Cinéma

       Portraits

       Les Classiques

Vous pourrez aussi accéder aux archives de la revue, aux vidéos etc..



Rappelons les clefs d'accès à la revue:

copier lhistoire.fr/user/login dans votre navigateur,

puis entrer le nom d'utilisateur :

 Alphalonde

et le mot de passe qui vous a été donné par mail

Ensuite, sélectionner le numéro que vous désirez lire (colonne du droite) en cliquant sur 
► Découvrez ce numéro

puis sous l'article de présentation cliquer sur VOIR

vous arrivez alors sur la couverture de la revue. Il suffit alors de suivre la flèche à droite pour dérouler les pages (Agrandir selon vos besoins).

Bonne lecture.


vendredi 6 décembre 2024

Un photographe clandestin







Il s'appelle Raoul Minot. Modeste employé dans un grand magasin parisien, Il arpente les rues de la capitale occupée par les nazis avec son appareil photo. Chose parfaitement interdite. Ce sont presque 400 clichés qu'il réalise et développe lui-même. Pas question de confier ce travail à un labo, c'est évident.

Qui était Raoul Minot, dont la trace a été retrouvée par hasard dans une brocante? Un journaliste du "Monde" a enquêté sur ce résistant discret et inconnu.

La suite de cette histoire aussi invraisemblable et rocambolesque que courageuse est ici:

https://www.francetvinfo.fr/societe/seconde-guerre-mondiale/seconde-guerre-mondiale-les-cliches-oublies-d-un-photographe-resistant-dans-paris-occupe_6867143.html


mardi 19 novembre 2024

Les trois sœurs provençales



Pour faire suite à la conférence du vendredi 15, Michèle Lambinet nous propose trois diaporamas. 

Pour découvrir trois ensembles médiévaux appartenant au patrimoine varois.

Chartreuse de la Verne:

https://etc-etc.fr/sss.php?d=verne

Abbaye de La Celle:


https://etc-etc.fr/sss.php?d=abbaye-la-celle

Les trois sœurs provençales:

https://etc-etc.fr/sss.php?d=abbayes


Vendredi suivra le texte illustré de la conférence:

L'Abbaye du Thoronet, Architecture et Vie Monacale





mardi 22 octobre 2024

L'Histoire bafouée


Wokisme et cancel culture : en finir avec l'Occident

Comme un chantier de réflexion, larges extraits d'un article paru sur le site d'histoire, "herodote.net" sous la signature d'André Larané *


10 septembre 2022. Le grand public ignore encore pour l'essentiel les termes d'origine américaine woke, wokisme, cancel culture. Légitimés par Pap Ndiaye, ministre de l'Éducation nationale, ces termes expriment une volonté d'« annulation » de l'Histoire et de la culture occidentales dans leur ensemble.

Ce rejet fondé sur le ressentiment et la frustration est déjà à l'oeuvre dans l'enseignement, de l'école primaire à l'Université, avec des conséquences redoutables pour l'intelligence critique des jeunes générations. Ainsi que l'écrit le dessinateur Riss (Charlie Hebdo), il nourrit en réaction le vote Rassemblement national...

La cancel culture (« culture de l'annulation ») a émergé dans les universités américaines à la fin du siècle précédent comme l'atteste le romancier Philip Roth (note). Cette idéologie s'applique à « déconstruire » les savoirs issus de l'Histoire occidentale, sans égard pour la réalité, le libre débat et la confrontation des arguments.

Par un acte de foi quasi-religieux qui contredit tous les savoirs humains et ne s'embarrasse pas de la quête de vérité (Confucius, Socrate, Descartes, etc.), elle considère des phénomènes historiques et quasi-universels comme l'esclavage, la sujétion des femmes, le racisme de couleur ou la colonisation comme d'essence exclusivement occidentale alors qu'ils sont très présents dans les autres cultures, sinon même davantage.

La cancel culture s'inscrit dans la mouvance woke (« éveillé » en français) qui dénonce les discriminations que subiraient aussi bien les femmes, les homosexuels et les personnes « racisées » en Occident (Europe de l'Ouest et Amérique du nord) et appelle à des « luttes intersectionnelles » contre l'oppresseur commun, l'« homme blanc occidental hétérosexuel », réputé à l’origine de tous les maux contemporains, y compris dans le domaine social et environnemental.

À l'encontre des propagandistes du « wokisme » qui nient jusqu'à son existence, Pap Ndiaye, professeur à Sciences Po et spécialiste des relations sociales aux États-Unis, le définit avec précision dans un entretien publié par Le Monde le 8 février 2021 : « Bien que son origine soit la lutte contre le racisme, et que cette question reste essentielle, il n’y a plus une cause unique attachée au woke. C’est un ensemble de causes, qu’on peut schématiser par un grand triangle militant qui mobilise une partie de la jeunesse mondiale : un premier angle est l’antiracisme (et le mouvement Black Lives Matter), qui a montré toute sa force en 2020 ; un deuxième est l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique (Greta Thunberg est une figure typiquement woke) ; le troisième angle est l’égalité femmes-hommes, la défense des minorités sexuelles et la lutte contre les violences sexuelles et sexistes (#metoo). »

À cette définition-là, on peut seulement objecter que le wokisme ne mobilise qu'une étroite fraction de la jeunesse du monde occidental, dans les milieux universitaires en voie de déclassement (sciences sociales et humaines) et dans le prolétariat intellectuel précarisé et déconsidéré (enseignants, journalistes, etc.). Il a l'oreille d'une partie de la jeunesse d'ascendance africaine ou musulmane mais n'atteint pas les populations d'ascendance chinoise ou indienne.

Ce mouvement qualifié de wokisme vise donc un objectif : l'« annulation » de la culture occidentale et de tout ce qui a fait la grandeur et la beauté de notre civilisation, tout ce qui lui a valu de surpasser toutes les autres civilisations qui l'ont précédée ou côtoyée. Ces spécificités de la civilisation occidentale, que le monde entier tente aujourd'hui de s'approprier avec plus ou moins de bonheur, ont nom : la séparation de la raison et de la foi, l'émancipation des femmes, la primauté de la loi sur l'arbitraire, le respect des contrats, l'égalité des droits sans distinction de classe, de race ou de religion, la liberté d'expression et la pratique du débat (débattre, c'est « dé-battre », autrement dit éviter l'affrontement physique), l'ouverture sur l'univers et les autres cultures, etc.

C'est toute cette modernité que les militants wokistes tentent de nier et de ruiner, jugeant cette entreprise plus à leur portée que de se hisser au niveau des grands ancêtres. Ce faisant, par leurs interventions bruyantes sur les réseaux sociaux et dans les médias, ils génèrent de l'angoisse dans les classes populaires qui craignent de perdre des acquis auxquels ils sont attachés comme dans beaucoup de familles d'ascendance immigrée qui se voient ramenées à leur condition originelle.

Dans son éditorial du 2 juin 2021 (Charlie Hebdo, N° 1506), le dessinateur Riss dénonce avec justesse cette mouvance : « Le délire fasciste de la "cancel culture" ne semble pas avoir de limite. Si on devait suivre cette logique fanatique, il faudrait aussi débaptiser la capitale américaine, puisque George Washington possédait des esclaves (...).

La génération qui s'engouffre dans la "cancel culture" est pathétique car elle démontre son impuissance à écrire sa propre histoire. Incapable de se projeter dans l'avenir, sa seule contribution consiste à se tourner vers le passé et à le démonter. Ou plutôt le déconstruire. C'est le mot à la mode depuis quelques années : "déconstruire". » [...]

* André Larané a fondé Herodote.net en 2004 après une première carrière dans le journalisme scientifique. Il a publié chez Flammarion plusieurs manuels d'Histoire, régulièrement réédités : Chronologie universelle, Les grandes dates de l'Histoire de France...
Passionné d'Histoire depuis la petite enfance, le directeur de la rédaction a suivi une maîtrise d'Histoire à l'université de Toulouse en parallèle avec des études d'ingénieur à l'École centrale de Lyon (1973-1976).

https://www.herodote.net/wokisme_et_cancel_culture_en_finir_avec_l_Occident-article-2886.php


vendredi 18 octobre 2024

La fête de l'olive en Provence

 



L'olivier et l'olive sont ancrés depuis  toujours dans la culture méditerranéenne. Présents dans la bible, dans de nombreuses légendes, dans l'imagerie, comme dans l'imagination populaire. L'arbre est omniprésent dans le paysage il est le symbole d'un monde d'une culture d'un art de vivre. Il est l'arbre nourrisseur, il est aussi le signe de la paix, même si son efficacité est il faut bien l'admettre assez réduite sur ce sujet..
C'est pour ça qu'en novembre dans de nombreux lieux en Provence on le fête.
Un article paru sur le site internet  Échos de Notre Provence dit tout ou presque sur le sujet.
et c'est ici: 

vendredi 23 août 2024

Les enfants du Levant


Tout est dans tout, et rien n'est par hasard. 

En poursuivant des recherches sur le peintre Horace Vernet, un nom se fait jour, Pourtalès ou portalès comme on voudra. Le comte James-Alexandre de Pourtalès, ou Jacques-Alexandre de Pourtalès comme également on voudra, c'est la même personne. Ce riche banquier suisse,  protestant à l'implantation internationale et aux multiples passeports est un "client" d' Horace Vernet mais aussi de son gendre Paul Delaroche.  Soit! C'est là que la mémoire a un rôle à jouer. J'avais déjà rencontré ce nom. Laissons la roue tourner. Elle s'arrête net sur une lecture  déjà ancienne qui avait fait l'objet d'un signalement ici même: Les Enfants du Levant de Claude Gritty. 


Voir; 
https://www.blogger.com/blog/post/edit/1899153596320811241/6669671289633272717 

Mais si nous étions bien en famille, il ne s'agissait pas de ce Portalès là! Mais alors qui était-il? fils, neveux, petit-fils de James-Alexandre ? Extrêmement difficile de s'y retrouver dans l'arbre généalogique des Portalès. 

Ultime ressource Wikipedia! Examinons la fiche d'Henri faut de mieux.
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Le 6 août 1857, un citoyen suisse, le comte Henri de Pourtalès achète l'île du levant à Melchior de Grivel. Le 8 janvier 1861, il est autorisé à y créer une colonie pénitentiaire. Ces lieux sont destinés aux jeunes détenus condamnés à un emprisonnement de plus de six mois et qui n'excède pas deux ans ainsi que les acquittés ayant agi sans discernement, mais non remis à leurs parents. Toujours selon la loi, ces mineurs sont « élevés en commun, sous une discipline sévère, et appliqués aux travaux de l'agriculture, ainsi qu'aux principales industries qui s'y rattachent. Il est pourvu à leur instruction élémentaire. » L’idée du législateur en créant les colonies pénitentiaires est de rééduquer les jeunes délinquants, pour la grande majorité coupables de mendicité ou de vagabondage donc issus de milieux pauvres voire sans parents, par des travaux agricoles dans un cadre régi par des règles sociales et religieuses. Ainsi, la colonie agricole pénitentiaire de sainte Anne nait. Les 148 premiers détenus arrivent le 23 mars 1861 et cette main d'œuvre gratuite atteint presque trois cents individus le 28 septembre 1866. L'agriculture est orientée vers la viticulture, avec un vignoble de 40 ha — vin du Titan —, et la fabrication de pipes de bruyère. Ceci suppose d'arracher des souches de bruyère, d'ébarber des racines, de débiter des ébauchons et enfin de lustrer les pipes sur des tourets à polir. Ces tâches s'effectuent dans des conditions de vie difficiles dues à une nourriture frugale, des vêtements en haillon, une hygiène approximative sur un fond de brimades constantes. Des tentatives d'évasion ont lieu ainsi qu'au moins cinq révoltes.



Le 2 octobre 1866, éclate une révolte tragique au cours de laquelle treize enfants sont brulés vifs. Ceci se déroule quatre jours après l'arrivée de 65 nouveaux en provenance de la colonie horticole de saint Antoine proche d'Ajaccio. Cet établissement, qui vient de fermer, est la colonie correctionnelle destinée aux insoumis des colonies agricoles. Cet apport représente un accroissement soudain de 23 % des 283 résidents préalables202. Dès leur arrivée de nombreux « Corses » refusent de travailler. Dans cette ambiance, prenant pour prétexte une mauvaise nourriture, une nuit, après l’extinction des feux, avec force cris les dortoirs sont saccagés. Puis les geôles où se trouvent des camarades punis sont ouvertes. Ensuite les magasins de vivres sont pillés et les révoltés, munis de pioches et de couteaux, s'enivrent. Finalement treize présumés « espiesap » (mouchardsao) sont enfermés dans l'un des magasins auquel est mis le feu. L'ensemble se déroule alors que les gardiens, pourtant armés de sabres et de fusils, et autres adultes n'osent pas intervenir hormis le gardien du sémaphore qui, poussé dans une tranchée, a une jambe cassée et assiste impuissant au drame. Le 4 octobre, acheminés par la gabare à vapeur RobusteI, le sous-préfet, le procureur impérial, un juge d'instruction et le capitaine de gendarmerie à la tête de 14 gendarmes appartenant à deux brigades de gendarmerie ainsi que 70 hommes de troupes de ligne d'une section d'infanterie coloniale arrivent et l'ordre est rétabli. Le procès en assises de seize participants est très largement retranscrit dans la presse nationale et anglo-saxonne à partir des données fournies in extenso par Le Droit et la Gazette des tribunaux. Il en résulte quatre condamnations à des travaux forcés à perpétuité, dix peines de détention allant de 3 à 10 ans et deux acquittements.


La colonie pénitentiaire est évacuée le 23 novembre. Pendant cette période, quatre-vingt-dix-neuf détenus de 10 à 20 ans, soit un peu plus de 9 % des 1 057 détenus, sont morts sur l'île. 
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Depuis 1994, se trouve dans le cimetière une stèle surmontée d'une croix portant sur ses quatre faces le nom des décédés d'alors.

La boucle est fermée! Le banquier suisse, protestant, et un brin esclavagiste on dira aussi peu scrupuleux, s'en tire sinon avec les honneurs, du moins sans y laisser trop de plumes. Dormez tranquille, l'empereur veille disait-on à l'époque! C'était le Second Empire. Une époque où l'argent tenait lieux de morale. Tiens tiens!


En 2021 un opéra poignant est monté, dédié au jeune public et interprété par le chœur d’enfants de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon avec un livret de Christian Eymeryet et sous la direction musicale de Karine Locatelli.

Extrait: 

https://www.bing.com/videos/riverview/relatedvideo?q=les+enfants+du+levant&mid=ED7485316114FEA67214ED7485316114FEA67214&FORM=VIRE


mardi 20 août 2024

L'autre débarquement



Si vous avez manqué la projection du film "L'autre débarquement", nous vous proposons une séance de rattrapage, et sans quitter votre fauteuil.

Et c'est ici:


https://youtu.be/6PmWp7Hfp2s


50 minutes d'histoire.

mardi 18 juin 2024

Celtes et Ligures en Provence



Un article du site Provence 7 dont j'ai déjà signalé l'existence et l'intérêt.

Comme tous, il présente un caractère scolaire, ce qui peut apparaître comme un défaut, mais présente l'avantage de la clarté et de la synthèse.


Donc un document indispensable pour clarifier les idées sur la question. Sans doute y a-t-il quelques erreurs dans la chronologie, les rédacteurs n'étant pas spécialistes de tout. On leur pardonnera bien volontiers. Une des questions que pose ce site est celui de la remise à jour, certains articles datent un peu. Les choses changent si vite!

Ne boudons pas notre plaisir!

Et c'est ici:

https://www.provence7.com/zoom/provence-romaine/celtes-et-ligures-en-provence-700-1-av-j-c/



Autres liens parmi d'autres sur le sujet:

Archéologie expérimentale:

http://reproductioncelte.centerblog.net/3-hermine-et-le-chardon

et itinéraires archéologiques:

https://nice-provence.info/2017/09/20/cheminer-pays-celto-ligure-provence/


mardi 9 avril 2024

 


Un site à visiter et à placer en favoris. "Échos de Notre Provence".

Leurs créateurs et animateurs:

Ils sont trois, Julien, Thomas et Marie. 

Julien est journaliste, Thomas, est passionné par les aspects touristiques et culturels. Marie elle est historienne. Ils sont jeune et passionnés par leur région.

C'est la Provence dans toutes ses composantes et dimensions, Historiques, culturelles, folkloriques  mais aussi économiques et récréatives. Des idées de sorties, et même de pique-nique! Un véritable magazine, avec une conception dynamique et vivante. Une foule d'informations. Bravo!


https://www.notreprovence.fr/


mardi 13 février 2024

Archéologie sous-marine

 


 

À la Seyne-sur-Mer, découverte de trésors dans l'épave d'un bateau qui fait naufrage au 19e siècle

Le mystérieux Cap Sicié 4, émerge des abysses. Il s’agit de l’épave d’un navire, un morceau d'histoire enfoui deux siècles durant à 75 mètres de profondeur et tiré de l’oubli pour être étudié par des archéologues.

"Une exposition itinérante est en cours d’étude" annonce le directeur du Drassm. Elle permettra de présenter ce patrimoine local exceptionnel.

En attendant un article de presse sur le sujet:

https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/archeologie/a-la-seyne-sur-mer-decouverte-de-tresors-dans-l-epave-d-un-bateau-qui-fait-naufrage-au-19e-siecle_6251781.html


vendredi 22 septembre 2023

Nostalgie



Le week-end dernier installé sur le parvis de l'office de tourisme à Miramar, tout à côté du cabanon de "Tonton Roger" m'est revenu en mémoire cette chanson d'Alibert (pas celle des armoires de toilette pour ceux qui se souviennent) mais celle du fantaisiste de l'entre-deux-guerres, ce carpentrais de Marseille qui a chanté l'art de vivre en Provence, et enchanté bien au-delà. 



Pour l'entendre, c'est ici: 

https://www.bing.com/videos/riverview/relatedvideo?q=un+petit+cabanon+marseille&mid=C8EC9193C232AA89EB5DC8EC9193C232AA89EB5D

C'est délicieux et désuet au possible.

vendredi 19 mai 2023

In lingua Occitana



L'Occitan c'est quoi? Une langue, une culture, une peau de chagrin, un monde en péril? Une série fictionnelle tente de nous répondre.

L'Occitan avec ses variantes locales est une langue qui est comprise et qui se parle (enfin presque) de Toulouse à Menton. On la dit Provençale, Catalane, Tolosane, Ruthénoise.. 

Cette série en Occitan (avec sous-titre) et un tantinet militante, nous fait parcourir ces territoires si attachants et sympathiques. 


Série française (5 x 40 min) | L’occitan meurt, le monde s’en fout. Le monde s’en fout peut-être, mais pas Thomas Lebouly, jeune homme fantasque et rocambolesque qui veut créer la première série TV en occitan. Oui, mais pour ce faire, il doit convaincre Matthieu Verlhaguet, réalisateur de films d’enterrement et occitanophone, de le suivre dans cette aventure. Sur fond de bricolages audiovisuels et à bord d’une Citroën BX customisée, entre Toulouse, l’Aveyron, Marseille et Barcelone, va naître une aventure improbable, autour d’un projet improbable, de laquelle ressortira une belle amitié, improbable, elle aussi.

https://www.france.tv/series-et-fictions/la-seria/


vendredi 23 décembre 2022

Bon Noël à tous



 La crèche fait partie des traditions depuis le XVème siècle, où il était d'usage pour frapper les imaginations et promulguer la connaissance de l'histoire sainte de faire des représentations sur le parvis des églises. Ces Mystères comme elles étaient nommées comportaient les grandes scènes des évangiles dont la naissance du Christ. C'est à partir de là que naissait l'habitude, vite transformée en tradition, de la crèche. 


La crèche en Provence, comme d'ailleurs partout dans le sud de l'Europe, est depuis le XIXème siècle une institution. Institution qui s'est exportée largement. 

Je vous propose en ces veilles de Noël la vidéo d'une crèche provençale particulière. Particulière à plusieurs titres. D'abord parce que bien que  provençale elle n'est pas de Provence, qu'elle est exceptionnelle, ensuite parce qu'elle datait peu de temps avant un évènement qui stupéfia le monde entier: L’incendie de Notre-Dame de Paris les 15 et 16 avril 2019.

Pour voir, suivre le lien:

https://www.bing.com/videos/search?q=Creche+De+Noel+Provencal&&view=detail&mid=2F00530789C93C590E682F00530789C93C590E68&&FORM=VRDGAR&ru=%2Fvideos%2Fsearch%3Fq%3DCreche%2BDe%2BNoel%2BProvencal%26FORM%3DVRBPRS%26%3D0