Pour accéder à plus de détails sur les photos de l'exposition du port Miramar, Un QR code est à votre disposition. Ici ou sur place.
Bonne visite.
Le BLOG de l'association ALPHA (Action Londaise pour le Patrimoine l'Histoire et l'Archéologie)
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Une photo, peut en dire parfois plus long qu'un grand discours. Elle peut être belle, émouvante, drôle, rappeler un souvenir, témoigner. C'est un présent transformé en éternité. Mais au-delà de ce qu'elle veut montrer, que montre-t-elle d'autre de quoi nous parle-t-elle d'autre?
Une photo, peut en dire parfois plus long qu'un grand discours. Elle peut être belle, émouvante, drôle, rappeler un souvenir, témoigner. C'est un présent transformé en éternité. Mais au-delà de ce qu'elle veut montrer, que montre-elle d'autre de quoi nous parle-t-elle d'autre?
Le 11 mai 1987, c’est la première fois qu’un homme est jugé en France pour crime contre l’humanité. Il s'agit de Klaus Barbie, dit le boucher de Lyon, criminel de guerre allemand, officier de police SS responsable de milliers de déportations durant l'occupation.
Sur cette photo montrant son arrivée au tribunal, ce qui est important, ce n'est pas le personnage principal, un vieillard rattrapé par son passé, et qui durant son procès adoptera une ligne de défense peu honorable et vaine. Comme quoi il n'est pas nécessaire d'être courageux pour être un bourreau *. Ce qui est intéressant, c'est le regard des policiers en tenue d'intervention, qui l'accompagnent et doivent le protéger. On les sent tendus, dans la crainte d'un attentat. Celui de gauche ne le quitte pas des yeux prêt à toute éventualité, celui de droite qui forme haie avec ses collègues en chemise blanche le regarde interrogateur. Que se passent-il dans sa tête? le doute? la haine? le mépris? Certainement pas l'indifférence. Tous les autres regardent dans la même direction que le prévenu qui y a-t-il hors champ? Sans doute une foule et des photographes, d'où pourrait venir le danger. On peut sans doute aussi lire sur leur visage, la fierté de participer à un moment d'histoire, au triomphe de l'état de droit et de la démocratie dont il sont à leur place, les garants, face à un des rouages de la barbarie.
* Un autre criminel de guerre Maurice Papon ne montrera pas plus de courage devant ses juges ni de compassion vis à vis de ses victimes.
Il s'appelle Raoul Minot. Modeste employé dans un grand magasin parisien, Il arpente les rues de la capitale occupée par les nazis avec son appareil photo. Chose parfaitement interdite. Ce sont presque 400 clichés qu'il réalise et développe lui-même. Pas question de confier ce travail à un labo, c'est évident.
Qui était Raoul Minot, dont la trace a été retrouvée par hasard dans une brocante? Un journaliste du "Monde" a enquêté sur ce résistant discret et inconnu.
La suite de cette histoire aussi invraisemblable et rocambolesque que courageuse est ici:
Une photo, peut en dire parfois plus long qu'un grand discours. Elle peut être belle, émouvante, drôle, rappeler un souvenir, témoigner. C'est un présent transformé en éternité. Mais au-delà de ce qu'elle veut montrer, que montre-elle d'autre de quoi nous parle-t-elle d'autre?
L'image a été vue et revue. C'est celle de Simone Segouin photographiée par Frank Capa lors des combats de la libération de Paris le 25 août 1944.
La jeune résistante FTP a 18 ans. Elle a été une des icônes de la Libération. Mais ce qui interroge c'est sa tenue. Pourquoi ce short. Évidement nous sommes en plein été. Mais ce n'est pas l'explication, ses compagnons sont eux habillés chaudement. La raison est ailleurs.
En 1944 les femmes ne portent pas de pantalons, du moins dans la classe sociale qui est la sienne. Les photographies de l'époque montrent toujours les femmes en robe, jamais en pantalon. C'est ici que se pointe d'idée d'un autre épisode, celui de la libération de la femme et de son émancipation. Nous sommes bien loin de cela pourtant! Il faudra encore attendre. Après la libération, la jeune fille devra patienter encore pour que la jeune femme ait le droit de vote. Elle avait le droit de mourir, mais pas celui de voter!
Bien sûr il s'agit d'une hypothèse, mais la jeune combattante qui s'est dirigée sur Paris avec ses compagnons d'armes après avoir participé à la libération de Chartres, sa ville, ne pouvait pas combattre en robe ou en jupe. Où trouver dans l'urgence le pantalon qu'elle ne possédait pas?
En 1936, avec le Front Populaire un vent d'émancipation avait soufflé sur la société française (bien vite reprise en main). La jeunesse avait découvert avec les congés payés, la vie au grand air, le camping. Les citadins partaient en vélos à pied, garçons et filles. Simone ne devait pas être de ceux-ci, fille de paysan elle travaille dans la ferme familiale, mais a dû voir passer ces jeunes gens, s'inspirer et envier leur mode de vie. En jeune fille accomplie des années 40 elle savait coudre. Ne devait-elle pas être réquisitionnée par les occupants comme couturière? Ce qui avait déclenché son passage à la clandestinité à la suite de son père. Ce short que l'on retrouve sur toutes ses photos*, elle l'avait vraisemblablement confectionné elle-même. Il devait devenir faute de mieux sa tenue de combat.
Simone Segouin est décédée en 2023 à l'âge de 97 ans.
* Simone Segouin a été une des rares femmes à participer aux combats de la Libération, même si nombre de ses compagnes d'alors faisaient parti des mouvements de résistance. C'est pour cette raison qu'elle fut photographiée à de nombreuses reprises à l'époque.
Une photo, peut en dire parfois plus long qu'un grand discours. Elle peut être belle, émouvante, drôle, rappeler un souvenir, témoigner. C'est un présent transformé en éternité. Mais au-delà de ce qu'elle veut montrer, que montre-elle d'autre de quoi nous parle-t-elle d'autre?
Pour faire suite à l'exposition "Autour du pointu" de cet automne au port Miramar, Thomas RICCI nous a confié des photos lui appartenant. Elles témoignent de moments passés, de souvenirs, d'instants de plaisirs. Un brin de nostalgie peut-être, mais surtout les marqueurs d'un art de vivre. Et qui évoquent des chansons.
Merci Thomas.
"C'est pas l'homme qui prend la mer,
c'est la mer qui prend l'homme.."
Bel instantané qui a saisi un moment d'intense attention. On pourrait dire de recueillement.
"Pour faire une bonne bouillabaisse, il faut se lever de bon matin..." dit la chanson.
Le "patron" et son "matelot" sont à la tâche. La mer est un lac, on relève le filet. Les prises seront-elles à la hauteur des espérances?
"Non ce n'était pas le radeau de la Méduse ce bateau.."
La chaleur est à son comble. le pointu a fait relâche. L'équipage somnole. C'est le moment où l'esprit vagabonde, on réfléchit, on se souvient, on rêve..
"La mer qu'on voit danser le long des golfes clairs.."
Naviguer n'est pas qu'une affaire d'homme! On ne dira jamais assez combien il est bon de naviguer.
À voir et à revoir
L'exposition photos sur le quai des pêcheurs est prolongée jusqu'au 5 novembre inclus, jusqu'à la fin des vacances de la Toussaint donc ainsi que le jeu Baludik "Autour du pointu" créé à cette occasion pour les familles et enfants.
Une photo, peut en dire parfois plus long qu'un grand discours. Elle peut être belle, émouvante, drôle, rappeler un souvenir, témoigner. C'est un présent transformé en éternité. Mais au-delà de ce qu'elle veut montrer, que montre-elle d'autre de quoi nous parle-t-elle d'autre?
Photos perdues, oubliées, abandonnées. Des millions de ces clichés bien souvent anonymes existent dans des albums, des boites à chaussures, des sacs. Photos de famille souvent, de cérémonies, d'événements..
Elles sont sans histoire, presque sans mémoire et pourtant elle disent tant de choses, racontent des vies, témoignent.
Des collectionneurs fouinent, chinent dans les brocantes et vides-greniers à leur recherche. Pour l'amour des choses anciennes, par lucre parfois, par passion toujours.
France info s'est plongé dans cet univers le temps d'un reportage:
Le
musée des Beaux Arts de Pau, qui possède une très belle collection
dont le "Judith et Holopherne" d'Horace Vernet présente
également au public un tableau signé Jules Adler: "La Grève
au Creusot, 1899".
On
ne manquera pas de faire le lien avec l'usine Schneider des
Bormettes. L'usine du Creusot étant le navire amiral de l'empire
industriel de la famille Schneider.
Jules
Adler (1863- 1952) dit " le peintre des humbles" est
rattaché au courant artistique "naturaliste", très
important à la fin du XIXe dont le "pape" en littérature
sera Émile Zola et était représenté dans pratiquement tous les
arts. Le naturalisme épousait principalement à la cause sociale, et
s'intéressait à la misère ouvrière de l'époque. Le naturalisme
inspirera le "vérisme" en Italie, qui s'est
particulièrement illustré dans l'opéra.
Très
engagé, Adler prendra fait et cause activement pour le Capitaine
Dreyfus. Il crée également une cantine et un vestiaire d'aide aux
artistes. En mars 1944 il est arrêté sur dénonciation et échappe
de peu à la déportation.
Le
29 mai 1899, une grève éclate aux ateliers de construction et à la
grande forge. Le lendemain 30 mai, elle s'étend à l'ensemble de
l'usine. 9 000 ouvriers débrayent, réclamant une augmentation
générale des salaires et "plus d'égards de la part des
chefs". Le 31 mai est créé le Syndicat des Ouvriers
Métallurgistes du Creusot et dépendances (SOM). Le soir même, il
enregistre 6 000 adhésions. Le Creusot est occupé
militairement. Le 2 juin, après avoir échoué à faire rouvrir les
usines, Eugène Schneider cède à l'essentiel des revendications,
mais refuse de reconnaître le syndicat. Les ouvriers reprennent le
travail.
C'est
cet épisode de la lutte sociale que représente ici Jules Adler. Ce
tableau fera date, et les critiques et historiens d'arts ne
manqueront pas de comparer cette œuvre avec celle de Delacroix, La
liberté guidant le peuple dont elle semble s'inspirer si ce n'est
dans la composition, du moins dans l'esprit.
Une photo, peut en dire parfois plus long qu'un grand discours. Elle peut être belle, émouvante, drôle, rappeler un souvenir, témoigner. C'est un présent transformé en éternité. Mais au-delà de ce qu'elle veut montrer, que montre-elle d'autre de quoi nous parle-t-elle d'autre?
Sasha Anissimova est une artiste ukrainienne. Elle a pris le parti d'imaginer et de dessiner sa ville dans la "vie d'avant" dans l'intimité des immeubles éventrés par la guerre. Une vie où chacun vaquait à ses occupations.
De quoi faire réfléchir, mais pas de quoi faire infléchir hélas!
Une photo, peut en dire parfois plus long qu'un grand discours. Elle peut être belle, émouvante, drôle, rappeler un souvenir, témoigner. C'est un présent transformé en éternité. Mais au-delà de ce qu'elle veut montrer, que montre-elle d'autre de quoi nous parle-t-elle d'autre?
Initialement prévu pour fin avril cet article devait faire écho à la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation du dernier dimanche du mois.
La guerre qui se déroule actuellement en Ukraine précipite les choses. En effet le site de Babi Yar où 34 000 juifs et tziganes ainsi que des prisonniers de guerre soviétiques, ont été tués par balles par les barbares nazis les 29 et 30 septembre 1941, a été bombardé au 6ème jour de la guerre, vraisemblablement en raison avec sa proximité avec la tour de la télévision de Kiev. (Sources France info Le Monde)
Le massacre d'octobre 41 où la photo a été prise a eu lieu dans la ville de Miropol.
Pour ne jamais oublier.
Il n'y a pas d'autre mot: horreur! La scène se passe en Ukraine en octobre 1941. On peut y voir deux soldats allemands, et deux auxiliaires ukrainiens exécutants par balles à bout portant une mère et son enfant au bord de ce qui est vraisemblablement une fosse d'ensevelissement des corps. En retrait un civil assiste à la tuerie.
Cette photo est une des rares du génocide perpétré par les nazis. En effet l'armée allemande avait interdit de prendre des photos de violences contre des civils, de crainte qu'elle puissent être utilisées à des fins de propagandes par les alliés.
Une enquête a permis de retrouver l'auteur de la photo et d'identifier les meurtriers et d'en préciser la date. Le 13 octobre au matin environ 300 personnes de confession juives qui avaient été raflées la veille, ont été exécutées par balles au bord de la fosse qu'ils avaient eux-mêmes creusé.
C'était il y a 80 ans.
Comment cela a-t-il pu être? Comment des hommes ont-ils pu commettre tant d'horreurs? Pourquoi la haine de l'autre, instrumentalisée par une politique absurde et monstrueuse a pu aboutir à innommable? C'est terrifiant. D'autant plus que nous savons que la bête immonde reste tapie dans l'ombre et montre ça et là le bout de ses cornes.
Ce n'est pas pour demain, alors en attendant, quelques vues immersives de célèbres monuments romains. Merci à Yves Boyer qui nous a signalé ces images magnifiques.
Des étudiants de l'Université Villanova en Pennsylvanie (USA) ont travaillé pendant deux ans, ont pris des photos et essayé des simulations à plusieurs reprises. Ils ont utilisé une caméra de bord motorisée, tridimensionnelle haute résolution. Après tout, leur travail est accessible à tous sur Internet, des détails rarement visibles à l'œil nu. Regardez ces images en maintenant le bouton gauche de la souris pour vous déplacer et utilisez la molette de défilement pour zoomer, ou encore les boutons à l'écran ou même les touches CTRL et SHIFT, les flèches gauche, droite, haut et bas !
La Chapelle Sixtine
http://www.vatican.va/various/cappelle/sistina_vr/index.html
La Basilique St Pierre
http://www.vatican.va/various/basiliche/san_pietro/vr_tour/index-en.html
La Basilique St Paul
http://www.vatican.va/various/basiliche/san_paolo/vr_tour/index-it.html
La Basilique St Jean de Latran http://www.vatican.va/various/basiliche/san_giovanni/vr_tour/Media/VR/Lateran_Nave1/index.html
Une photo, peut en dire parfois plus long qu'un grand discours. Elle peut être belle, émouvante, drôle, rappeler un souvenir. C'est un présent transformé en éternité. Mais au-delà de ce qu'elle veut montrer, que montre-elle d'autre de quoi nous parle-t-elle d'autre?
Juin 1936; le gouvernement de Léon Blum et le Front populaire votent dans la foulée de leur élection les "congés payés". Deux semaines de vacances par an payées par le patron! C'est l'euphorie. Dés l'été ouvriers et employés partent sur les routes. Souvent pas très loin, à la campagne, à la mer, ou plus simplement dans la famille. Les familles bourgeoises et aisées voient d'un mauvais œil ces nouveaux venus sur leur espace de villégiature. Tout à leur bonheur nouveau, ils sont remuants, parfois bruyant mais surtout nombreux... Un entre-soi va disparaitre à tout jamais. Plus de 600 000 salariés et leur famille partent en vacances cette année-là. L'année suivante en 1937 ils seront près de 2 millions.
Ils seront chantés par Jean Gabin, Damia, Mireille et Jean Sablon.
La belle équipe:
https://www.youtube.com/watch?v=Mi-WY_1zf-8&list=PLdcFTdVsCqU526ZyTYMmhFZPN-PWVAmOg&index=5
Une photo, peut en dire parfois plus long qu'un grand discours. Elle peut être belle, émouvante, drôle, rappeler un souvenir. C'est un présent transformé en éternité. Mais au-delà de ce qu'elle veut montrer, que montre-elle d'autre de quoi nous parle-t-elle d'autre?
Fin août. Plage de Miramar. Pour un mariage cette "Goden gate" a été posée sur la plage. Les voiles blancs qui volent au vent dans la lumière du soir avec le mer bleue en toile de fond. L'image est sans aucun doute déjà vue, mais elle tellement belle et fait tellement rêver. Elle nous entraîne dans le monde onirique d'un Frédérico Fellini, souvenons-nous de Juliette des esprits, ou même du Satiricon. Et puis une porte qui s'ouvre sur la mer c'est un symbole très fort. "Homme libre toujours tu chériras la mer".