ALPHA y sera comme chaque année.
Place Charles-Camoin, à Châteauvert.
Venez nous y retrouver, pour échanger, nous faire des propositions ou pour toutes choses qu'il vous plaira d'aborder.
Le BLOG de l'association ALPHA (Action Londaise pour le Patrimoine l'Histoire et l'Archéologie)
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Michèle Lambinet nous propose un voyage à porté de sabots, voire même sans quitter son fauteuil!
Deux diaporamas le premier sur Bormes les Mimosas, le second également, mais plus excentré...
https://etc-etc.fr/sss.php?d=bormes
https://etc-etc.fr/sss.php?d=bregancon
Bon voyage.
Le blog ALPHAGRAMME reprend du service après quelques repos estivaux. Cette reprise à lieu sous le signe de la mer, avec un "post" sur la posidonie.
Bonne lecture.
Science
post,
est
un magazine
pluridisciplinaire de vulgarisation scientifique par internet. Tenu
et mené par une équipe de
journalistes scientifiques et de chercheurs
Science
post publie des articles dans des
domaines variés :
biologie,
physique, écologie, histoire, médecine, technologies
etc.. et une multitude de curiosités.
A
consulter régulièrement.
En retirant ces banquettes brunes pour plaire aux touristes, les communes ont littéralement accéléré la disparition de leurs propres plages
Chaque
automne, les plages méditerranéennes se couvrent d’un épais
matelas de feuilles brunes et froissées. Des tonnes de débris
végétaux que l’on appelle banquettes de posidonie. Pendant des
décennies, la réaction quasi automatique des communes littorales a
été d’envoyer des tractopelles pour faire disparaître ce
spectacle jugé peu vendable. Résultat ? Ces mêmes plages perdent
désormais plusieurs mètres de sable par saison. Le paradoxe est
brutal : en voulant rendre leurs plages plus attractives, les
municipalités ont accéléré leur propre disparition.
Un
bouclier naturel confondu avec un déchet
La
posidonie (Posidonia oceanica) est une plante endémique de la
Méditerranée qui pousse entre la surface et 40 mètres de
profondeur, formant de vastes herbiers au rôle central dans
l’écosystème marin. Ce n’est pas une algue, même si la
confusion est quasi universelle chez les baigneurs. Lorsque les
feuilles de posidonie meurent, elles se détachent naturellement et
sont poussées par les courants jusqu’aux plages. C’est là
qu’elles forment ces fameuses banquettes, épaisses, sombres,
parfois malodorantes, et perçues comme le signe d’une plage mal
entretenue.
Bien que la posidonie soit une plante protégée depuis 1988, il était d’usage pendant de nombreuses années de retirer les banquettes des plages. Cette coutume était une réponse « à des stéréotypes touristiques de la plage de sable blanc, tout fin, avec des cocotiers : plutôt que d’aller aux Antilles, on a essayé de reproduire les Antilles sur le littoral méditerranéen, et donc, on a dénaturé notre paysage littoral. » Le cercle vicieux est alors enclenché : on a pris l’habitude de retirer ces banquettes, une pratique contraire à la loi qui interdit le déplacement de la posidonie depuis 1988. Mais sans banquettes, plus de sable.
Pour compenser ce sable perdu, les communes ont recouru aux rechargements artificiels. Depuis quelques décennies, des milliers de tonnes de sable, souvent un sable de carrière abrasif, sont déversés sur les plages de Provence-Alpes-Côte d’Azur. La gestion des plages avec le retrait des banquettes est une catastrophe écologique, en plus d’être un fardeau économique pour les municipalités côtières. Et un fardeau qui se renouvelle chaque année, puisque ce sable importé, non stabilisé par la posidonie, repart à la mer dès la première tempête.
Ce mélange hétérogène de posidonie broyée et de sable est facilement disloqué et emporté lors des tempêtes, et le sable s’accumule sur le fond de galets pour former des rivières de sable s’étendant de plus en plus vers le large dans les herbiers au fil des années. La dégradation est donc double : la plage rétrécit en surface et les herbiers sous-marins s’étouffent sous les sédiments, affaiblissant encore davantage la protection naturelle à long terme.
Bien que la posidonie soit une plante protégée depuis 1988, il était d’usage pendant de nombreuses années de retirer les banquettes des plages. Cette coutume était une réponse « à des stéréotypes touristiques de la plage de sable blanc, tout fin, avec des cocotiers : plutôt que d’aller aux Antilles, on a essayé de reproduire les Antilles sur le littoral méditerranéen, et donc, on a dénaturé notre paysage littoral. » Le cercle vicieux est alors enclenché : on a pris l’habitude de retirer ces banquettes, une pratique contraire à la loi qui interdit le déplacement de la posidonie depuis 1988. Mais sans banquettes, plus de sable.
Pour
compenser ce sable perdu, les communes ont recouru aux rechargements
artificiels. Depuis quelques décennies, des milliers de tonnes de
sable, souvent un sable de carrière abrasif, ( les grains de sable
comme les galets d’origine fluvial ont une granulométrie et des
formes différentes de ceux d’origine marine. NDLR) sont déversés
sur les plages de Provence-Alpes-Côte d’Azur. La gestion des
plages avec le retrait des banquettes est une catastrophe écologique,
en plus d’être un fardeau économique pour les municipalités
côtières. Et un fardeau qui se renouvelle chaque année, puisque ce
sable importé, non stabilisé par la posidonie, repart à la mer dès
la première tempête.
Ce mélange hétérogène de posidonie
broyée et de sable est facilement disloqué et emporté lors des
tempêtes, et le sable s’accumule sur le fond de galets pour former
des rivières de sable s’étendant de plus en plus vers le large
dans les herbiers au fil des années. La dégradation est donc double
: la plage rétrécit en surface et les herbiers sous-marins
s’étouffent sous les sédiments, affaiblissant encore davantage la
protection naturelle à long terme.
Les résultats sont là, et ils sont frappants. Sur la plage du Prophète, plusieurs mètres de sable auraient été récupérés en une seule saison, permettant même de préserver un parking à bateaux menacé par l’érosion. Un plongeur habitué de la Pointe Rouge le résume crûment : « il y a deux ou trois mois, il n’y en avait pas beaucoup et la plage avait réduit d’au moins deux mètres. Les gens trouvent ça sales parce qu’ils pensent que c’est une algue, mais c’est juste la nature. »
La
cité phocéenne compte bien « être un cas d’école pour
d’autres communes. » L’expérimentation des mille-feuilles
se déroule jusqu’en 2027. En parallèle, la Charte d’engagement
« Pour des plages de caractère en Méditerranée »
propose à tous les maires des communes littorales de s’engager à
maintenir les banquettes de posidonie le plus longtemps possible sur
leurs plages, idéalement jusqu’à début mai. À ce jour,
l’adhésion reste encore marginale au regard du linéaire côtier
concerné.
Quand
la pédagogie doit compenser des décennies d’erreurs
Le
verrou n’est pas technique. Il est culturel. Ces banquettes sont
généralement peu appréciées des baigneurs et touristes non
informés, qui considèrent cette accumulation comme un signe de
mauvais entretien. Convaincre un vacancier que la plage « propre »
qu’il cherche est en réalité une plage maltraitée demande un
effort de communication que peu de communes ont encore consenti à
faire.
Certaines communes du Var ont pourtant ouvert la voie. Le Lavandou s’engage à conserver les banquettes de posidonie en toute saison. Après des années d’expérimentation, la ville a déployé une stratégie renforcée de gestion raisonnée du sable consistant à adapter le nettoyage : le nettoyage manuel est privilégié sur toutes les banquettes, et les agents interviennent quotidiennement pour enlever manuellement les déchets d’origine humaine sans toucher aux posidonies. Un modèle qui prouve qu’il est possible de réconcilier propreté perçue et préservation réelle.
La Stratégie nationale Biodiversité 2030 vise désormais « 100% des herbiers de posidonie de Méditerranée sous protection forte. » Sur le papier, l’ambition est là. Mais la posidonie est une espèce protégée depuis longtemps (1988), sans que la destruction ou la dégradation de ces vastes prairies aient pu être enrayées. L’enjeu n’est donc plus réglementaire : il est dans la capacité des élus locaux à résister à la pression des opérateurs touristiques et à expliquer à leurs administrés que la plage brune et touffue de septembre est la condition de la plage large et ensoleillée de juillet.
« Au
soleil, sous la pluie
À
midi ou à minuit
Il
y a tout ce que vous voulez »
Le blog en fait autant et se met en congé pour un mois.
Rendez-vous le 18 août.
"Faù
ana cerca Molinàri a La Cieuta"
(Il
faut aller chercher Molinari à La
Ciotat)
Qui
n’a pas déjà entendu cette expression ? Elle est prononcée
quand une difficulté majeure survient quelque part. Mais qui est ce
Molinari capable de résoudre les problèmes les plus ardus ?
Alors
que nous philosophions sur la sardine qui aurait pu boucher le port
de La Londe (Je ne sais
plus à quelle occasion) mais qui boucha en d’autres
temps celui de Marseille, René Tua, mémoire absolue de l'association, nous rappela ce qui fut, devint, et est une légende tout à fait
véridique et certifiée par tous
dans le
Vieux Port et sans doute partout ailleurs de Port de Bouc à Menton, de Hyères au Cap Nord. Ceci à l'exception de quelques historiens chagrins.
La
voici en résumé :
En 1779 Louis XVI est roi de France.
Les amitiés franco-britanniques ne sont pas à l’ordre du jour, et
chacun y va de bon cœur et de ses armées pour déplaire à l’autre
et lui faire autant de mal qu’il peut. C’est de bonne guerre
entre ennemis intimes !
Il y a
cependant entre belligérants quelques règles de courtoisie du
genre, « Tirez les premiers Messieurs les Anglais »
« Après vous je vous en prie » « Je n’en ferais
rien » etc… Une des règles voulait que les navires
transportant des prisonniers échangés avec l’ennemi soit
considérés comme neutres. Une frégate
de sa majesté Louis XVI nommée La Sartine mais battant pavillon
anglais (par
précaution Of course),
ramène au pays à travers la Méditerranée une cargaison de
prisonniers libérés par Messieurs les
Anglais.
Le Comte Antoine de Sartine
La Sartine est ainsi baptisée du nom d’un ministre de la
Marine Monsieur le Comte Antoine
de Sartine. Mais un navire de la Royale Navy croise en
Méditerranée la route de celui du
roi de France et le canonne suite à un
malentendu, (sorry !) tuant le
capitaine et deux marins.
Comme quoi il peut y avoir des marins
myopes ou de mauvaise fois (on vous
laisse le choix). On s’explique, on
s’excuse (re-sorry!) et la Sartine
poursuit sa route vers Marseille. Arrivée en
vue du port, mais privé de son
capitaine la
Sartine manque de peu la passe , accroche
des rochers et coule en travers du
chenal qui
conduit à l’intérieur du
Vieux Port, en bouchant ainsi
l’entrée (Damned !). La
nouvelle se répand dans la ville comme
une traînée de poudre. « La Sardine a bouché le port ! »
Et tout Marseille de se tordre de rire.
L’occasion était trop belle pour les
arrières arrières arrières
grands parents des personnages de Marcel Pagnol, de
lancer une galéjade appelée à faire florès,
d’autant que les sardines de
Méditerranée sont toutes petites parce que les grosses
d’Atlantiques, chacun sait, restent bloquées au niveau de
Gibraltar. Les pôvres !
Voilà
pour l’histoire. Mais les choses ne s’arrêtent pas là. Il faut
de toutes évidences
libérer le passage. La version officielle (mais doit-on la croire?)
dit que le « poisson»
à été treuillé à quai sous
la direction de Georges René Pléville Le Pelley, commandant du port et de la marine de Marseille
Et
voilà Molinari qui accoure et prend la
direction des opérations. Il demande de faire tuer cinq
mille porcs, de récupérer leurs boyaux ainsi que leurs "bouffigues"
(vessies). Il invite 5 000 marseillais à venir sur le port munis de
longs tuyaux de cannes. Des plongeurs courageux placent
astucieusement dans le bateau les 5 000 bouffigues et Molinari, tel
un chef d’orchestre, commande aux 5 000 marseillais de souffler en
cadence pour gonfler les vessies de porc !
Devinez la suite !
le bateau commence à bouger, on voit les trois mâts qui montent
peu à peu à la surface. Le peuple exulte, les autorités font grise
mine, mais doivent reconnaître que le bateau est bel et bien
renfloué. La vie peut reprendre et les vivres inonder les quais à
nouveau.
Et c’est pour cela que depuis quand un problème
survient à Marseille, il y a toujours quelqu’un pour dire :
"Faù
ana cerca Molinàri a La Cieuta"
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