Aux Grands Hommes la Patrie Reconnaissante, est-il écrit au fronton du monument.
Homme de convictions, courageux, humaniste, grand intellectuel, il a payé de sa vie en des temps déraisonnables son engagement sans faille. Il était de la trempe des Albert Camus, Jorge Semprun,
Vladimir Jankélévitch, Frantz Fanon, Edgar Morin décédé récemment, ces intellectuels résistants, et d'autres encore, qu'on me pardonne de ne pas pouvoir les citer tous.
Historien
parmi des plus grands, avec Jules Michelet avant lui, et plus tard,
Jean-Pierre Vernant, également résistant, Fernand Braudel, ou
Georges
Duby pour ne citer que les plus connus, Marc Bloch est
mort
pour
la France, le 16 juin 1944 avec 27
de ses camarades. Un témoin survivant raconte,
mais sans savoir si la chose est totalement exacte vu les
circonstances, qu’emmené sur le lieu d’exécution où il sera
abattu dans le dos par des tueurs de la Gestapo, il soutient un
garçon de 16 ans qui tremblait devant la mort ( qui n’aurait
tremblé?). Ils tomberont ensemble.
Marc Bloch ancien combattant de 14-18, médaillé militaire et décoré de la légion d’honneur à titre militaire, engagé volontaire en 1939 malgré son âge (53 ans), il entre en résistance après la défaite, et deviendra un des chefs du réseau « Franc-Tireur » à Lyon. Menacé il doit se « mettre au vert » et se réfugie dans l’Ain à Saint-Didier où il sera arrêté, torturé et fusillé sans avoir parlé.
Né en 1886 dans une famille juive d’origine alsacienne, républicain, patriote, germanophile, normalien, agrégé d’histoire et géographie.
Victime des lois antijuive de Vichy il est révoqué de son poste de professeur à la Sorbonne.
Marc Bloch ancien combattant de 14-18, médaillé militaire et décoré de la légion d’honneur à titre militaire, engagé volontaire en 1939 malgré son âge (53 ans), il entre en résistance après la défaite, et deviendra un des chefs du réseau « Franc-Tireur » à Lyon. Menacé il doit se « mettre au vert » et se réfugie dans l’Ain à Saint-Didier où il sera arrêté, torturé et fusillé sans avoir parlé.
Né en 1886 dans une famille juive d’origine alsacienne, républicain, patriote, germanophile, normalien, agrégé d’histoire et géographie.
Victime des lois antijuive de Vichy il est révoqué de son poste de professeur à la Sorbonne.
Il laisse une œuvre importante historique, pédagogique et littéraire, et sera un des fondateurs et animateur de la prestigieuse Revue des Annales.
« La
France […] J’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture,
j’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel,
et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux. »
Marc
Bloch
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