Provençales bien sûres, napolitaines peut-être, mais aussi de partout. Nous les aimons, nous les vénérons suivant que nous soyons croyants ou non. Elles font parti du rituel de la fête de Noël. Dans les jours qui précèdent le 25 décembre, on ressort qui d'un placard, qui du grenier, soigneusement protégé dans du papier les santons, ces "petits saints". Marie, Joseph, l'âne et le bœuf les anges, les mages, les bergers, le Jésus qui ne prendra sa place qu'à minuit le 25 dans la "groupie". Mais aussi d'autres petits saints qui le sont moins (ça reste à voir!), personnages du quotidien, ceux des métiers présents ou disparus, boulangers, rémouleurs, pescators, bouscatiers, etc.. mais aussi le maire avec son écharpe, les commères, les gitans montreurs d'ours et tout un petit peuple sans omettre le ravit et tant d'autres bien contemporains du Pr Raout au gilet jaune.. apparus récemment. Les enfants mais aussi les grands sont à leur affaire. Un moment de grâce pour tous.
Pourtant:
"Mais se grattant le crane en disant j'ai trouvé,
La bande au Pr Nimbus est arrivée,
Frappant les cieux d'alignement,
Chassant les dieux du firmament".
Si on en croit Tonton Georges.
Le débat fait rage. Les crèches sont persona non grata dans les mairies, les espaces publics, fini les crèches vivantes sur la place des villages et des villes avec les moutons et leurs bergers, le couple vedette et leur nourrisson joufflu. Signe-insigne religieux incompatible avec la laïcité républicaine. Il y a bien quelques résistants, quelques esprits qui avancent que c'est plus culturel que religieux. Les politiques sont dans leurs petits souliers (à Noël ça tombe bien) eux qui vivent toujours entre deux élections, ils font le dos rond. Il est urgent de ne pas prendre parti!
Pour voir un résumé de la situation:
Bon noël tout même à tous.

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